Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
  le blog kodamian

Articles avec #anecdotes de voyages

10 anecdotes de mes voyages (7)

14 Janvier 2006, 08:23am

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (7)

 

Mythomane ! Certains de mes amis, en racontant mes propres aventures, ne me croyaient pas vraiment, et il fallait souvent preuve à l'appui, ou plutôt photo à l'appui, leur démontrer que ce que j'avais raconté était la simple réalité. Sauf qu'on n'a  pas toujours à portée de main son appareil photo ...

Le Prix Nobel de la Paix

J'avais commencé à voyager depuis des années. J'avais parcouru un certain nombre de pays, j'avais mis le pied sur les cinq continents. Et c'est là que l'on se pose la question, à savoir quelle sera la prochaine destination.
Au retour d'un de ses voyages professionnels, mon frère me téléphona et me suggéra d'aller faire un tour du côté de " L'Afrique du Sud " . L'Apartheid venait de se terminer, et le pays commença à s'ouvrir plus facilement pour les touristes en sac à dos.

Nous étions en décembre, et ni une ni deux, j'allai tapoter sur mon vieux " Minitel " et trouvai un billet d'avion qui me conduirait dans ce pays si mystérieux à mes yeux.

Le séjour ne serait que de quinze jours, ne disposant pas de plus de temps, alors je décidai d'en fixer au préalable les étapes. J'attérrirais à Johannesburg, j'irais vers la côte jusqu'à Durban, puis je la longerais pour finir au Cap, ville qui aux yeux de mon ainé constituait un " must " pour qui veut avoir vu de ses propres yeux les merveilles du monde !

Arrivant à Jo'burg, je me dirigeai vers l'auberge de jeunesse , lonely planet en poche, et je rencontrai toute une bande de joyeux lurons, entrain d'entamer une énième partie de billard devant la bière locale. Je fus tout de suite " briefé " . On me dit de laisser tous mes papiers au coffre avant de sortir, et de ne prendre que le minimum avec moi. C'est ce que je fis, et je profitai de ma première journée pour déambuler dans les rues.

L'auberge de jeunesse organisait des " day-trips " et je décidai d'en sélectionner un qui me paraissait intéressant pour le jour suivant . C'était la visite d'un parc national, le Pilannesberg, puis la visite d'un orphelinat pour lionceaux, et enfin un petit passage à Sun City, le " las vegas " local.

Cette journée fut phénoménale en découverte, et ce fut d'ailleurs le premier safari que je fis dans ma vie. Je n'avais pas le temps bien sûr d'aller voir le plus beau parc du pays, le Kruger, mais néanmoins, je gardai longtemps en mémoire ces paysages grandioses avec tous ces animaux sauvages.

Sun City fut une découverte, car je n'en avais pas entendu parler, un hotel-casino sorti de nulle part, avec bien entendu des dizaines de machines à sous, mais également tout un parc nautique, où je me souviens avoir vu une plage artificielle avec des vagues qui venaient toutes les quelques secondes frapper les téméraires. Le retour vers Johannesburg se fit en fin d'après-midi, et nous permit de circuler à travers les rues de Prétoria.

Le lendemain, c'était un autre circuit que je fis, à Soweto, accompagné d'un guide local très enthousiaste. C'est là que j'appris la signification du mot Soweto : " South West Township ".

On nous fit voir la maison des Mandelas, on nous fit visiter une école maternelle et les photos avec les enfants sont inoubliables. Je me rappelle d'un petit restaurant " fish and ships " où l'on voyait un gros poisson et un immense paquet de frites dessinés sur le mur, de la taille d'un éléphant.

Je pris le train de nuit pour rejoindre Durban, et mon compartiment fut partagé par un jeune homme dont le taux d'alcoolémie lui aurait sans aucun doute couté son permis de conduire s'il avait été au volant d'un véhicule. Je me rappelerai que toutes les deux minutes, il me demandait si je voulais l'accompagner dans sa beuverie, ce que je déclinai de façon répétitive. Je pris la précaution, sur son conseil, ne bien attacher mon sac à dos avec un cadenas , car il y avait des " bandes de voleurs " dans ces trains, et il ne fallait pas dormir de ses deux yeux !

Tout se passa bien, il quitta le train à Petermariesburg, et le voyage de quelques heures encore se poursuivit jusqu'à Durban.

Je me souviens à présent d'un hollandais rencontré la-bas, pilote de F16 dans son pays, avec qui je sympathisai et avec qui nous fîmes la fête pendant mon séjour à Durban. Il était venu avec sa famille voir son oncle, qui avait émigré quelques années auparavant dans ce pays où l'afrikans ressemblait quelque peu à la langue hollandaise. La plage de Durban est bordée d'un longue promenade et la ville est peuplée de descendants de personnes venues d'Inde.

De Durban, ce fut alors une descente par P.E. ou Port Elisabeth, puis Plattenberg Bay, Knysna, la route des vins, vers le Cap.

Quel admirable pays ! Quelle beauté !

J'allai visiter le parc national d'éléphants " Ado National Park " , les vignobles à proximité du Cap.

Arrivé au Cap, je  restai pantois devant la majestuosité de la " Table Mountain ". Mon sac à dos posé dans le backpacker au centre-ville, une douche et un repas plus tard, je décidai d'en faire l'ascension le lendemain matin.

Je partis tôt le matin, et ce fut une montée pas si fatiguante que celà, malgré certains passages un peu plus durs. Le matin, la brume recouvre le sommet, mais dès que le ciel se dégage, c'est un paysage hallucinant qu'il est donné de voir sur l'ensemble de la ville.

De retour au centre-ville, c'est alors en direction du mythique cap de bonne espérance que je me dirigeai, sans oublier d'aller voir les pingouins à Boulders ! On y va en train, et ce trajet est un des plus jolis qu'il soit permis de faire, car il longe la cote et permet de voir de très jolies banlieues.

Le temps était passé très vite, et si je voulais encore avoir quelques heures à Johannesburg, il me fallait prendre un avion. Je décidai de prendre le vol le cap - johannesburg, qui constitue un des axes majeurs en afrique du sud.

J'étais à l'aéroport, dans un des nombreux snacks, entrain de boire un café, quand, tout à coup, je vois un petit mouvement de foule. Mon voisin de table se lève, et commence à prendre un visage surpris, en disant à son amie : " Eh regarde, il y a Mandela ! ".

Ni une , ni deux, je me lève, regardant dans la même direction, et quelle n'est pas ma surprise de voir le visage si connu de ce combattant de la liberté. Je m'approche de quelques mètres et comme il va dans notre direction, m'apprête à tendre la main quand ses gardes du corps font barrage ... C'est alors qu'il les toise, et, les écartant d'un revers de main, me tend la main et me salue chaleureusement.

Je n'y crois pas ! Je suis là, touriste en Afrique du Sud, c'est presque mon dernier jour, et Nelson Mandela m'a serré la main ! Et plus de pellicules dans mon appareil photo !! Gr..........

Va-t-on me croire quand je vais raconter ça, ou me prendre pour un ...

                                                                            Mythomane

 

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (6)

14 Janvier 2006, 07:50am

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (6)

On a parfois la chance d'être assis dans un avion à côté de quelqu'un qui est très sympathique. Celà arrive, et le contraire aussi. Mais attention, la chute peut être brutale ...

l'ami " gabonais "

Je venais de quitter Sydney , en 1988, après avoir sillonné l''Australie pendant presque 3 mois. C'était un séjour mémorable, et j'avais eu la chance de parcourir le pays dans sa totalité.

En plus, en 1988, c'était l'année du Bicentennaire de l'Australie, et j'avais ainsi tout au long de mon périple assisté à de nombreuses festivités. D'ailleurs, je me rappelle qu'un jour, je me trouvais à Perth, et que je vois un attroupement à quelques dizaines de mètres de moi, au centre-ville. Je m'approche, et on me dit qu'une personnalité importante va passer. Quelle ne fût pas ma surprise de voir ... la reine mère d'Angleterre !  Alors là, c'était la cerise sur le chapeau ... euh je veux dire la cerise sur le gâteau !

Je pus d'ailleurs assister aussi à Brisbane à l'Expo 88, où de nombreuses nations venaient présenter leurs pays dans cette exposition universelle .

Mais revenons au sujet qui nous préoccupe !

J'étais donc dans l'avion qui me conduisait vers Nouméa, où j'allais pour la première fois . Le passager à mes côtés à l'air sympathique entama tout de suite la conversation, en me demandant le but de mon voyage. Je lui expliquai que j'étais entrain d'effectuer un petit tour de la planète, et ce fut plus de trois heures de discussions, d'anecdotes, et de souvenirs qui revînrent en mémoire.

Cet homme était d'origine africaine, congolais me semble-t-il, mais il vivait depuis plusieurs annes au Gabon. Quelle coîncidence, pour moi qui y avais passé plus de 16 mois ! Nous discutâmes du pays, des quartiers de Libreville, de ses restaurants et de ses boîtes de nuit !

Au moment où l'hotesse de l'air nous tendît les formulaires à remplir en vue de l'arrivée en Nouvelle-Calédonie, il me demanda de remplir le sien. Je lui demandai alors quelle était sa profession, et il me dit qu'il était " businessman " et qu'il venait faire des " affaires " . Très bien, je remplis les différentes lignes comme il me l'indiqua. Puis nous nous quittâmes.

Ayant effectué mes formalités douanières et ayant récupéré mon sac à dos, je m'apprêtais à sortir de l'aéroport, quand, tout à coup, un douanier me rattrappa et me demanda de le suivre.

Je fus introduit dans une petite salle où lui-même et un collègue me demandèrent de leur donner mon passeport et mon billet d'avion de continuation.

La conversation commença après quelques minutes, mon passeport ayant été examiné de la première jusqu'à la dernière page.

" Que faites-vous , Monsieur ? " me demanda-t-on

" Je fais un tour du monde d'un an ", répondis-je

" Tiens donc, un tour du monde, c'est original ! Mais parmi vos escales, on trouve sur votre passeport pas mal de destinations, comme Bangkok, Honk kong, Bangkok, Singapour .... " me fit-on remarquer.

" Tout à fait, c'est le cheminement de mon voyage ... ",dis-je.

C'était quand même assez inhabituel pour un français de partir sac au dos il y a presque 20 ans, agé de 25 ans. Et toute ces destinations avaient un goût de drogue aux yeux de mes interlocuteurs.

" Mais, Jeune Homme, il faut de l'argent pour financer un tel voyage ... ", s'enquit le douanier.

" Oui, j'ai fini mon service militaire comme VSN et j'ai pu mettre de l'argent de côté. J'étais pendant plus d'un an au Gabon et ....". Telle fut ma réponse.

A ce mot " Gabon ", le douanier réagit et me dit : " Justement, il y a un africain qui vient du Gabon , et qui dit voyager avec vous ! ". Je comprenais enfin la raison de toute cette histoire. Mais ma réponse fut rapide.

" Comment ? Vous voulez sans doute parler du passager qui était assis à côté de moi dans l'avion !  Nous avons discuté ensemble pendant le trajet et effectivement, quand il m'a dit qu'il y vivait, nous avons discuté, parlé du "pays",  mais nous ne voyageons pas ensemble . Je l'ai aidé à remplir son formulaire, et voilà ! "

La réponse parut satisfaisante.

" Très bien, et je suppose que vous n'avez pas d'activité précise ! ", souligna l'agent territorial.

C'est là que je sortis de mon porte-feuille ma carte professionnelle, dont je n'avais fait usage jusqu'à présent durant mon voyage et que je la tendis en disant :

" Si, je suis chirurgien-dentiste, et d'ailleurs, il est possible si l'opportunité se présente que je fasse un remplacement à Nouméa ".

Les douaniers, en voyant ma carte, vérifièrent  sa concordance avec mon passeport, me le redonnèrent et me dire :

" Merci Docteur, bon séjour en Nouvelle- Calédonie ".

Je rappelerai simplement que nous étions en juin 1988, et j'appris sur place que des événements avaient eu lieu à Uvéa.

L'ami " gabonais " m'avait donné un numéro de téléphone au Gabon où il vivait. J'appelai un jour, des années plus tard, mais un répondeur me dit :

" il n'y a plus de GABONAIS au numéro que vous avez demandé "

 

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (5)

13 Janvier 2006, 15:30pm

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (5)

 

Tout le monde a un jour ou l'autre révé de la polynésie française...Tahiti, Bora Bora ... Le seul fait de prononcer ces noms mythiques et c'est tout de suite des images de sable fin, de cocotiers, qui nous viennent à l'esprit . Mais même au bout du monde, on se sent près de chez soi, d'autant plus que...

Incroyable, mais vrai ...!

Pour financer mon tour du monde, j'avais tout d'abord économisé une partie de ma solde de " militaire " en étant au Gabon, et j'avais par la suite travaillé dans une clinique mutualiste à Epinal, dans les Vosges.

J'y avais alors remplacé un praticien tombé malade, qui avait auparavant exercé en secteur libéral dans son cabinet privé. Il l'avait revendu  auparavant pour préferer sans doute la tranquilité d'une activité plus souple en tant que salarié, c'est à dire avec moins de contraintes à gérer soi-même.

Je venais d'arriver en polynésie française, au  bout de mon septième mois de tour du monde. Je voulais faire une pause dans mon voyage, et celà tombait bien. J'avais rencontré dès mon arrivée à Papeete dans une sorte d'auberge de jeunesse, en fait un des seuls endroits bon marché de la ville, une femme qui m'avait parlé d'un couple qui venait de s'installer à Mooréa avec leur petite fille et qui cherchait peut-être quelqu'un pour les seconder dans l'activité d'un " backpacker " ou auberge pour " routards ". Il cherchait en particulier quelqu'un qui puisse se débrouiller en anglais, ce qui était mon cas.

L'adresse en poche, je pris le ferry qui assure la traversée entre les deux iles, et je dois dire que le paysage est fascinant ! Moorea est sûrement une des plus belles iles à admirer, avec ses deux baies dont la fameuse  baie de cook .

Rapidement, je trouvai l'adresse indiquée, et nous fîmes connaissance . On me proposa d'être logé et nourri , moyennant un peu de publicité au wharf pour l'endroit où se trouvait la résidence.

Le deal n'était pas mal, dans la mesure où la vie est très chère en polynésie ! Et en plus, je n'aurais pas à chercher durant tout mon séjour où dormir, où manger, etc... Un peu de tranquillité dans ce long périple ne pourrait être que mérité !

Dès les premiers jours, je remarquai à l'embarcadère à Mooréa une camionnette-snack et je commençai à sympathiser avec son propriétaire.

Reconnaissant un accent familier, je lui demandai par hasard s'il n'était pas de l'est de la france.

"Eh bien oui, je suis des Vosges", me dit-il.

"Comme moi", lui répondis-je ! J'ai été élevé en effet dans la montagne vosgienne, dans une petite localité pas très loin des pistes de ski.

Me demandant ce que je faisais, je lui répondis que j'étais dentiste.

" Ma soeur aussi ", me dit-il, " à Epinal plus exactement "

" Tiens, c'est drôle, je viens justement de faire un remplacement en fin d'année dernière à Epinal, pour financer en partie mon voyage autour du monde " lui affirmais-je.

" Ma soeur " se rappela-t-il , " a racheté le cabinet dentaire du Dr B. il y a un certain temps ".

Alors là, mon étonnement fut à son paroxysme.

" C'est incroyable , mais c'est justement ce docteur qui s'est installé par la suite en mutuelle et qui est tombé malade , que je venais de remplacer moi-même ".

Incroyable, mais vrai...

 

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (4)

13 Janvier 2006, 13:18pm

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (4)

Noel est la saison des cadeaux. Mais quel plus beau cadeau qu'un présent inattendu, et, en plus, donné sans intention de le donner. C'était un jour de Noel ...

                                    Pasaporte, por favor...

 

L'amérique du sud, c'est un continent qui me " restait " à visiter après mon tour du monde millésime 1988. J'avais en effet voyagé un peu partout dans le monde, mais cette partie du continent américain restait une zone d'ombre et de mystères.

C'est pourquoi, quelques années plus tard, je franchis le pas, à l'occasion d'une invitation d'un couple d'amis qui habitaient à Sao Paolo, au Brésil. J'allais enfin découvrir ce pays dont certains symboles, comme Rio de Janeiro et ses fameuses plages, sans oublier le Corcovado, restent gravés dans la mémoire des touristes  bien des années après leur retour de voyage.

Mon vol via Madrid s'effectua sans encombre, et c'est à Sao Paolo que j'arrivai, invité donc par mes amis habitant dans le quartier huppé d' Hygienopolis. Ce couple d'amis était un couple dont la femme était pharmacienne et le mari médecin, et qui avait consacré quelques années de leurs études à se spécialiser en France. Je les avais rencontrés à Paris, et nous avions tout de suite sympathisé, chacun curieux des spécificités  de l'autre. Je leur avais fait découvrir Paris, et ils voulaient me rendre la pareille.

Après avoir passé la première soirée dans un fameux restaurant de viandes, spécialités brésiliennes, où les steaks ont de quoi faire rougir nos petites viandes métropolitaines, nous partîmes dès le lendemain matin pour leur fazienda à Jaquarei. Ils avaient hérité en effet d'une propriété et Arturo s'occupait donc en plus de son activité professionnelle du ranch de son défunt beau-père. Il y avait là-bas des plantations, ainsi que des écuries. Ni une, ni deux, il me proposa de faire un tour à cheval d'une partie de la propriété et c'est ainsi que ma deuxième journée au Brésil fut une véritable escapade de cow-boy ! Au bout de quelques heures, en lui demandant où se terminait la propriété, il me dit que la journée ne suffirait pas pour l'atteindre. Les distances au Brésil n'ont rien à voir avec nos propres distances européennes.

Puis de retour le soir après avoir cavalé comme un diable, sans être tombé d'ailleurs, quoi de mieux qu'un plongeon dans une fabuleuse piscine ! Vraiment, y en a qui ont du " bol " !

Le week-end terminé, je décidai de les quitter et de visiter pour une dizaine de jours par moi-même le pays, et je me dirigeai tout de suite en direction de foz de iguacu, dont j'avais lu dans mon guide du routard que les chutes étaient à ne manquer sous aucun prétexte.

Et telle fut la réalité. Un paysage phénoménal, grandiose, me rappelant les chutes du Niagara que j'avais vu dans ma jeunesse. Mais certains touristes rencontrés me conseillèrent d'aller voir du côté argentin, car celà semblait encore plus spectaculaire.

Ni une, ni deux, je trouvai comment y aller, traversai la frontière, et pu alors observer effectivement un paysage hors du commun. Des milliers de papillons d'ailleurs volaient sur le petit chemin qui menait au panorama . La végétation était luxuriante, tropicale, et le nuage de vapeur dégagé par les chutes donnait une impression d'irréel !

C'est après cette visite que j'envisageai la possibilité de rentrer au brésil, non pas directement comme à l'aller, mais en passant par le poste frontière argentine - paraguay, et en franchissant alors par la suite le pont de l'amitié entre le paraguay et le brésil, à l'endroit appelé auparavant Port Stroessner et aujourd'hui Cidade del Este.

A l'arrivée au poste frontière,  un douanier monta dans le bus, et commença à fixer les visages de tous les passagers. Arrivé à ma hauteur, il me toisa, et me demanda : " pasaporte, por favor ". Je lui remis le précieux document, et c'est alors qu'il me dit  de le suivre en dehors du bus.

Que se passait-il ? qu'avais-je pu faire ? Je le suivis dans le poste et il contourna un bureau pour me regarder et fixa mon passeport encore une fois. Celà dura quelques interminables secondes, et c'est au bout d'une minute qu'il me redonna mon " sésame " , en m'indiquant que mon bus m'attendait pour partir.

Ouf ! Moi qui pensais peut-être que j'allais être bloqué ici quelques heures, voire plus ...

C'est au bout de 10 minutes que, subitement, je m'écriai : " MerdE " . Je pris mon passeport, en tournai rapidement toutes  les pages ... rien, rien !!

C'est pas possible, comment ai je pu avoir été aussi stupide !!!

J'avais au début de la journée laissé tout mon argent à l'auberge à Foz de Iguacu,dans le coffre-fort,  et je n'avais pris avoir moi que mon passeport et 200 dollars , glissés à l'intérieur  !

Vous avez déjà compris ... Plus rien ! disparus ! Mais quel con !!!

C'était un 25 ..... , 25 .... décembre !

Joyeux noel, mon ami " douanier " !

 

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (3)

13 Janvier 2006, 08:59am

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (3)

On n'échappe pas à son destin. Et tous les jours peut être le dernier...

L'attaque de la diligence

Je n'avais pas pensé en 1995 qu'il me serait possible de voyager tout seul en Chine. Sans en connaître la langue, sans avoir de destination précise par rapport à son immensité, la chine restait pour moi ce pays " interdit " dans lequel je n'imaginais pas que je pouvais voyager de part et d'autre sans avoir les plus grosses difficultés.

J'avais en 1988 découvert Honk Kong avant sa rétrocession à l' Empire du Milieu, et celà avait été un souvenir mémorable que de découvrir cet Etat-cité, comme Singapour, avec sa Nathan Road, rue commerçante où l'on pouvait trouver toute la High-Tech à des prix défiants toute concurrence, avec Victoria Peak et la vue imprenable sur la ville, avec le marché d'Aberdeen. D'ailleurs, j'avais profité de l'occasion pour faire un tour également à Macao, l'ancien comptoir portugais, devenu un " Las Vegas " de l'asie.

Mais la chine continentale ! Celà restait pour moi un mystère !

Et pourtant ...

Un jour, une consoeur m'appelle, pour me signaler que son frère serait partant pour aller en sac à dos faire le tour de chine, mais pas tout seul. Et comme j'étais connu comme le grand voyageur, elle pensa à m'appeler pour me demander si celà pouvait m'intéresser.

Je fixai alors rendez-vous avec Gérard, et, au bout de quelques minutes, nous sûmes que ce voyage allait se faire. Deux mois, juillet - aout 1995 ! En quelques jours, les billets furent achetés, les visas pris et les bouquins de voyage dans nos sacs à dos.

On n'avait pas vraiment fixé un itinéraire bien précis mais bon, on se débrouillerait sur place.

Après le long voyage de Paris à Pékin, nous débarquames à l'aéroport et nous dirigeames directement au centre ville, où, comme à l'habitude, je ne lésinai pas sur la première nuit et choisit un hotel plus correct que la moyenne des backpackers habituels. C'était en fin de compte pas si chèr que celà, même au centre-ville.

Et le lendemain, nous allâmes à la gare centrale, et il fut décidé de commencer par Huhehote, en mongolie intérieure. On avait rencontré deux étudiants français ce premier jour, améliorant leur connaissance de la langue chinoise pendant un séjour linguistique. Ils eurent l'impression d'avoir à faire à des inconscients quand nous leur exposâmes l'idée de faire le tour de la chine en train, en bus ou en bateau. Ils nous accompagnèrent d'ailleurs à la gare centrale de Pekin.

Première étape, la Mongolie, avec un paysage fabuleux déjà depuis le train, ses chevaux, ses yourtes, ses habitants aux costumes si folkloriques. La ville de Huhehote était une ville typiquement chinoise avec de grandes avenues, sa statue monstrueusement grande de Mao, et des slogans sur les murs vantant les idées communistes révolutionnaires.

Puis ce fut alors , en suivant le Huang He ou fleuve Jaune, la ville de Lanzhou que nous atteignâmes. Ce qui me surprit le plus, c'était la rencontre de la chine musulmane dont j'ignorais à proprement dire l'existence. De fabuleuses mosquées , des chinois respectant traditionnellement la religion de Mahomet, telle était cette ville-étape sur la route de la soie, avec , j'imagine, les caravanes y arrivant après leur traversée du désert de Gobi.

Grâce à des touristes rencontrés sur place, on nous indiqua qu'il fallait absolument aller vers Xiahe, ville où de nombreux tibétains apprenaient dans des monastères leurs religions et leurs pratiques ancestrales. C'était dans les montagnes, il faisait froid, mais celà permit d'appréhender cette culture d'une façon moins touristique peut être qu' à Lhassa au Tibet, et avec moins de surveillance policière.

De là, nous partimes vers Goldmud, et c'est là qu'un événément dont je me rappelle encore aujourd'hui se produisit.

Nous voyagions dans un bus bondé avec femmes et enfants, marchandises et animaux, quand, tout à coup, nous doublâmes un autre bus et notre vendeur de billet , discutant avec le chauffeur, lança par la porte une bouteille de bière. Mal lui en prit, car celle-ci atterrit dans l'autre bus et en particulier sur la tête du chauffeur.

Ce fut le début d'une course poursuite de quelques minutes, mais qui parut comme des heures. Leur bus arriva finalement à ses fins, à nous immobiliser au milieu de nulle part.

C'est alors que le chauffeur et son aide commençèrent à nous injurier , et à détruire une après l'autre toutes les vitres du bus avec une sorte de grosse clé à mollettes. Le verre volait en éclat et je dis à gérard de  mettre sa tête sur ses genoux avec notre imperméable comme unique protection au-dessus de notre tête .

Plusieurs minutes s'écoulèrent, et tout à coup, dans un geste de folie, l'assaillant commença à asperger les parois latérales du bus d'essence dont l'odeur si particulière déclencha en nous une réelle panique.

Ni une , ni deux , il fallait faire quelque chose. Je pris le taureau par les cornes , et je décidai qu'on n'allait pas rester comme celà, à se faire rotir comme des moutons au fin fond de l'empire du milieu.

Je cassai avec mon coude protégé par mon pullover les bout de verre qui restaient accrochés sur le reste de vitre, et nous sautâmes par la fenêtre. Déjà d'autres passagers avaient eu la même idée, et certains étaient entrain de molester l'irresponsable.

Quelle chance ! Son collègue avait déjà un briquet qu'il essayait désespérement d'allumer, mais le vent ou " dieu " était avec nous ce jour-là.

Après palabres et réglements entre chauffeurs, ce fut rassurés, que, sous la pluie, sans vitre, nous pûmes poursuivre le périple.

Je n'oublierai jamais l"attaque de la diligence !

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (2)

12 Janvier 2006, 16:10pm

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages (2)

Le monde est vaste, peuplé de plus de six milliards d'habitants. La chance de rencontrer son voisin à l'autre bout du monde est minime, à moins que ...

2. Seules les montagnes ne se rencontrent pas ...

J'étais parti en 1991 au Japon, pour une dizaine de jours . Le japon faisait partie en fait de mon voyage autour du monde en 1988, mais j'y avais renoncé à faire escale en raison de l'apparent coût exhorbitant de la vie dans l'empire du soleil levant.

Et pourtant, tout au long de mon tour du monde, j'avais rencontré des touristes japonais, et j'avais commencé à en étudier la langue. En Australie, j'avais acheté un livre " Japanese for travellers " que j'avais potassé au cours de mes longues distances passées dans le bus à travers toute l'australie. J'avais d'ailleurs pu pratiquer un peu avec les étudiants nippons voyageant dans ce pays, qui bénéficiaient en général d'un an de permis de travail et en profitait pour faire le tour du " pays des kangourous ".

De retour en métropole, j'avais continué mon étude du japonais, achetant plusieurs livres de grammaire et de vocabulaire, dont deux d'un excellent professeur, Kunio Kuwae, dont je me rappelle du nom même des années plus tard. La méthode Assimil m'avait également permis de progresser rapidement.

Pour ce qui est de l'écriture, j'avais appris les hiraganas et les katakanas, système syllabique assez facile ( hiraganas pour les mots communs, katakanas pour les mots étrangers ), mais j'avais vite arrêté l'étude des Kanjis qui s'était révélée trop fastidieuse.

Après mon tour du monde, de retour à Nancy, j'avais un jour rencontré un japonais au MacDo, et  Tsukasa Sako et moi avions sympathisé. Il étudiait l'ingeniérie après avoir terminé ses études à la Todai, université prestigieuse de Tokyo. Il m'avait  invité à venir le voir au Japon pour ses fiançailles, qu'il m'avait décrit comme un événement important dans la vie d'un jeune japonais ( surtout pour les parents ),mais je n'avais pas encore eu le temps d'y aller.

Je me rappelle d'ailleurs d'une anecdote, en passant : l'ayant invité un jour chez mes parents, dans les Vosges, il avait  laissé sous l'oreiller de son lit dans la chambre d'ami un petit billet " pour la femme de ménage ", pour le " dérangement " qu'il causait . Habitude japonaise, parait-il ...

Donc en 1991, je décide de m'en aller pour 10 jours au Japon. En plus de mon billet d'avion, j'avais acheté un Japan Railway Pass, billet qui me permettait d'utiliser pendant dix jours tous les moyens de transport au Pays du Soleil Levant, excepté les " shinkansen " ou TGV les plus rapides !

Arrivé à Tokyo, j'avais suivi les consignes de mon ami, et j'avais " tout seul ", comme un grand, trouvé ma voie depuis l'aéroport jusqu'à la station Shibuya, dans le centre de Tokyo. 

Encore une anecdote : dans un de mes textes de japonais, j'avais appris qu'il y avait devant la station de métro Shibuya la statue d'un chien, Hachiko. Elle était là en souvenir d'un chien qui accompagnait tous les jours un professeur pour prendre son moyen de transport, et, à la mort du professeur, une statue fut érigée en mémoire de ce chien. C'était devenu le lieu de rendez-vous des jeunes japonais, ou même des moins jeunes. On dit d'ailleurs en japonais, si mes souvenirs sont exacts  : " Hachiko no dozo, shibuya eki no atari ni, yakusoku o shimasho " = " donnons nous rendez-vous devant la statue d'Hachiko , à la gare de shibuya ".

C'est là que je rencontrai Tsukasa Sako, dans sa Matsuda décapotable.( on prononce Mazda en Europe ).

Nous fîmes un tour rapide de Tokyo, étant assez fatigué avec le décalage horaire ainsi que par le long vol via Moscou. Puis nous allâmes dans sa résidence de " travail " , chez Canon, où il me passa une chambre pour la nuit, son voisin étant absent. Il m'expliqua que les  " salariman " japonais ou travailleurs étaient souvent logés par leur employeur.

Le lendemain, nous prîmes la voiture et allâmes alors vers Uenohara, dans les montagnes, dans la région du Yamanakako, où résidait ses parents ! Génial ! A peine un jour au Japon  , et je suis déjà baigné dans une vie traditionnelle, avec un tatami pour lit pour la nuit, un repas traditionnel à la maison, et une découverte de la campagne, là où les touristes ne vont jamais !

Je découvre un cimetière très spécial, et il m'explique que ce sont les enfants morts nés qui y sont enterrés.

On aperçoit le Fuji, dont la forme caractéristique est reconnaissable par n'importe quel voyageur avisé. On va visiter avec son amie des grottes, et nous devenons spéléologues à cette occasion. Un tour de vélo, et le lendemain, on me dépose à la gare pour que je puisse commencer mon voyage en individuel, comme disent si bien les agences de voyage.

Et alors, c'est à Kyoto que je me dirige. Dans un Ryokan ou petite auberge-hotel, destinée aux touristes car recommandée par mon guide de voyage ( lonely planet ), je rencontre d'autres backpackers et après avoir visité cette ancienne capitale extraordinaire, nous décidons d'aller prendre un pot après avoir fait un tour aux Bains. C'est très japonais, on se rend aux bains collectifs, où le rituel est le suivant : on met ses affaires dans une petite caisse, pour laquelle on reçoit une clé, et on va alors faire tout d'abord un bon lavage, assis sur un petit tabouret, avec le robinet à 30 centimètres du sol. Puis  c'est un premier bain, un peu chaud. Vient ensuite un second un peu plus chaud. Et c'est le tour du Hammam ! Enfin, on termine par un bain glacé ! Attention les cardiaques , ça peut être dangereux ! Mais quand on ressort de là, on est prêt à avaler un super sashimi ou plein de sushi , ou encore des Ramen, soupe de pates japonaises qui me laisse encore aujourd'hui un gout délicieux dans la bouche. Le tout accompagnée par une bière Asahi ou Sapparo, bien évidemment !

Le soir, rentrant à l'auberge pour une dernière bière, nous sommes une dizaine à être assis par terre, et tout à coup, un monsieur d'un certain âge demande avec un accent typiquement de chez nous : " water, please, water ". Je reconnais ce compatriote, et je lui tends une bouteille d'eau, en lui faisant comprendre en français que nous sommes du même pays.

Alors, ses yeux s'illuminent et nous entamons une  conversation. Il m'explique qu'il voyage tout seul au japon pour quelques semaines, qu'il est retraité et que sa femme préfère rester  à la maison, à Paris. Et la conversation plus personnelle commence :

" mais où habitez vous ?"

" à Paris !

" ah bon, moi aussi " , lui répondis-je

" où exactement ? "

" dans le 20 ème arrondissement "

" ah bon, moi aussi "

" et où celà  ? "

" rue pixérecourt "

" je connais " lui dis-je , " car un jour en allant à la piscine des Tourelles où je me rends tous les jours, j'y suis passé ".

" comment " me dit-il " mais, jeune homme, je vais à cette piscine quotidiennement depuis 40 ans ".

" vers quelle heure ? "

" oh , toujours à 12h30 "

Choc !

"Mais monsieur" , lui dis-je, " j'y vais pour ma part entre 12h00 et 13h00 aussi tous les jours depuis quelques mois ".

Je reste interloqué .

A ce moment, Maurice me demande qu'on nous photographie ensemble, et , en se levant , j'aperçois qu'il a un handicap au pied . Il a été atteint à son plus jeune age, et en a gardé des séquelles.

" Mais, Monsieur, ce n'est pas vous qui nagez dans la ligne numéro 1 ? "

Je me souviens de cet homme qui nage dans la ligne numéro 1, pas très vite, et que je n'ai jamais voulu déranger.

" Ah, oui, seulement la numéro 1 . " me dit-il en rigolant " Number one ! "

" Mais c'est pour cette raison, quand je vous ai vu nager, pour ne pas vous déranger, que je suis allé nager dans la ligne numéro 2 " lui dis-je alors .

Le monde est petit...

Pendant des années, habitant à Paris, nous sommes devenus d'inséparables amis, voyageurs invétérés, et c'était comme une relation de petit-fils à grand-père !

salut Maurice !

 

 

 

Voir les commentaires

10 anecdotes de mes voyages (1)

11 Janvier 2006, 15:46pm

Publié par kodamian

10 anecdotes de mes voyages

Au cours de mes voyages, beaucoup d'histoires me sont arrivées, mais il y a quelquefois des histoires dont on se rappelle, même au bout de plusieurs années.

Je vais essayer de raconter quelques anecdotes qui me sont arrivées au cours de ces voyages.

1. La sagesse en Inde

 J'étais arrivé  à New-Delhi, première étape de mon tour du monde " millésime 1988 ", agé de 25 ans , et j'arrivais sans connaître personne.  Pour être tout à fait exact, j'avais rencontré à l'ambassade d'inde à Paris, dans le 16ème, un jeune français qui attendait son visa, parce qu'il partait effectuer son service militaire de la coopération à New-Dehli. Il avait en effet obtenu un poste à l'ambassade de France à New-Delhi.

En discutant, je lui avais raconté ma propre expérience de VSN au Gabon. Nous avions alors échangé nos coordonnées, et il m'avait donné une adresse et un numéro de téléphone à New-Delhi.

Trouver un  hôtel fut la première de mes préoccupations à la sortie de l'aéroport, et je me dirigeai directement à Connaught Place, au centre de la ville, où, pour la première nuit, je ne lésinai pas sur la dépense et choisit un hotel confortable en centre ville. Le décalage horaire, la chaleur de Janvier, méritait quelques sacrifices.

Le lendemain matin, je téléphonai à l'ambassade et je pus avoir en ligne ce nouvel ami, qui me fixa un rendez-vous l'après-midi même. C'était jour férié le lendemain, car fête nationale en Inde. Avec ses amis, nous allâmes alors visiter le " Red Fort ", dans l'ancienne ville, et cette première " indian touch " me laissa un merveilleux goût des futures découvertes qui m'attendaient au cours de ce périple. J'allai voir également le minaret le plus grand du monde, selon ce que l'on me dit, et je pus apprécier le travail des tailleurs de pierre.

Puis ce fut alors la rencontre le soir avec d'autres coopérants, qui m'indiquèrent les choix sur lesquels devraient porter mes premiers jours en Inde. Je n'avais en effet pas prévu véritablement d'itinéraires, sachant seulement que je resterais environ 1 mois en Inde. C'est ainsi que mon choix se fit : j'irais tout d'abord à Agra voir le Taj Mahal, puis je sillonerais le Rajasthan, à la découverte des villes de Jaipur, Jodhpur, Udaipur et Jaisalmer. Ma prochaine escale était Bombay de toute façon, au départ de New-Delhi. Nous allâmes au restaurant et ainsi je pus gouter dès ce premier jour aux excellents chapattis, au tandoori chicken et gouter un merveilleux lhassi, boisson lactée, que je m'empresserais à chacune de mes escales de commander, car c'était tellement rafraichissant et avec un pur gout de fruits, qu'il soit parfumé  à la vanille ou à la banane. Même épicé,  mon système digestif supporta fantastiquement bien la nourriture indienne, mais c'était peut-être dû à mes deux ans passés au Gabon.

Le jour de l'indépendance de l'inde, j'assistai ainsi à New-Dehli avec toute la nouvelle bande de potes au défilé des différents corps d'élites de l'armée indienne, puis au défilé des différentes ethnies représentantes de l'union indienne. Que de surprises, avec les éléphants montés par les soldats, les troupes avec leurs chameaux, des costumes à couper le souffle, et un tel vent d'exotisme. C'était ma fête pour mon arrivée en Inde, et ce n'était pas prévu.

Le lendemain, je pris un bus pour Agra, après avoir " booké " mes différents avions pour le rajasthan . C'était hyper-bon marché avec Indian Airlines et celà m'éviterait de perdre d'interminables heures dans les trains ou dans les bus , dont on m'avait dit que c'était plus qu'une galère pour trouver une place. Je gouterais néanmoins à ce plaisir pour me rendre à Jaisalmer. D'autant plus que mon temps était compté.

Agra et Son Taj Mahal, c'était un de mes rêves d'enfance, ayant suivi très jeune l'émission télévisée qui consistait à envoyer des candidats sillonner le monde et   à ramener chaque semaine un sujet.

Quelle beauté, quelle histoire ! Je visitai le marché, et c'est là que je pris conscience du travail imposé aux enfants pour la confection des tapis. Les enfants à même le sol, et avec leurs petites mains, entrain de confectionner ces tapis qui se vendraient pour des milliers de dollars à travers le monde. Une fois de plus, je goutai aux délices des plats indiens et je ne pus m'empêcher de choisir un lhassi à la vanille dont le goût délicieux était comme une drogue. Un, puis un autre, et encore un troisième lhassi, cette fois parfumé à la banane. Hum...

Dans l'avion qui m'amena d'agra à jaipur, je rencontrai un informaticien indien, qui avait étudié aux Etats-Unis, et il me donne son adresse à Bombay. Sa femme était médecin et il bossait che IBM. Il devait appartenir à une classe supérieure par conséquent.

Jaipur et son palais des vents, le Hawa Mahal, est un joyau architectural. Dans la rue, on peut voir des chameaux qui déambulent avec leur cargaison destinée aux marchés. Quelquefois, j'avais l'impression de me retrouver dans " Indiana Jones ", un des mes films préférés !

Pour dormir, c'étaient les " backpackers " ou les petits hotels indiens que je fréquentai et celà me permis de rencontrer les premiers touristes étrangers. Mais je n'en garde que de très lointains souvenirs, tant d'années se sont écoulées et les blogs n'existaient pas encore à l'époque, ni même internet !

A Jodhpur, j'allai visiter le palais du Maharadjah transformé en hotel de luxe et je rencontrai mes premiers japonais ! Je me souviens avoir pris une " toilette " dans les salles de bains du rez de chaussées de cet endroit, adossées aux WC. Je pris un superbe petit déjeuner d'ailleurs . C'était fantastique. J'avais l'impression d'être un milliardaire, étant seul ou presque dans cette salle de repas face à une superbe piscine !

A Udaipur, c'était alors le souvenir de James Bond et cette fameuse course avec le transport local ! Le palais au milieu du lac, quelle vue imprenable !

Puis vint le voyage vers Jaisalmer . Aujourd'hui, je crois me souvenir que c'était en train. La ville est perdue au milieu du désert du Thar, deuxième désert plus grand au monde après le Sahara. La ville est en fait un avant poste pour les soldats qui gardent la frontière avec le Pakistan . J'ai vu des brigades montées et ce n'étaient pas des chevaux mais des dromadaires ou des chameaux qui constituaient leurs équipages . Et c'étaient les fameux habits écossais qui étaients leurs tenues de " travail " .

Dans la ville indienne, dont les rues étaient sinueuses, on pouvait voir des vaches sacrées, déambulant tranquillement. Je rencontrai alors un groupe d'étudiants indiens en architecture et nous sympathisames rapidement. Ensemble, nous primes un taxi collectif et nous fimes une escapade dans le désert. C'était génial, mes premiers amis indiens ! Ils étaient étudiants à Bikaner, et malheureusement, ce n'était pas ma destination.

C'est alors que je pris au retour un vol vers Bombay, et là, ce fut la Super Douleur due à ma Dent de sagesse qui me surprit dans l'avion. Pour un dentiste, fallait le faire : avoir mal aux dents en Inde.

Dès mon arrivée à Bombay, je téléphonai à mon ami informaticien , dont la femme était médecin, et il vint me chercher à mon hotel pour aller directement à l'hopital. Une collègue dentiste prit alors la décision de m'extraire la dent, et ce fut pourquoi ma sagesse resta en Inde.

Namasté !

 

 

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5