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  le blog kodamian

Il pleut, Il pleut, bergère ...

1 Février 2006, 10:02am

Publié par kodamian

Il pleut, il pleut, bergère...

 

Avec la vague de froid qui sévit en Europe, je reçois via internet des messages quotidiens  de mes amis, qui m'envient de vivre dans un endroit où lagon bleu semble rimer avec ciel bleu !

Eh bien, détrompez-vous ! Encore faut-il choisir la bonne saison pour venir ici !

Entre le mois de novembre et le mois de février, le Pacifique Sud dans lequel se situent les îles de Wallis et Futuna connait la saison des cyclônes et tempêtes tropicales.

Presque pas un jour sans une pluie, et pas seulement une petite averse !

Cette nuit, par vagues successives, la pluie tomba et ruissela  à tel point que je me suis demandé si ma voiture serait toujours là ce matin ou bien si elle serait noyée dans le jardin !

La voiture fut bien là, mais arrivé au dispensaire, c'est une vraie piscine que je découvris ! Pour accéder au hall d'entrée, j'hésitai presque à  me mettre en maillot de bain !

Tant pis pour les souliers, il fallait quand même avertir  la hierarchie !

J'appelai l'hopital central qui  dépécha très rapidement une équipe du service d'entretien et qui créa un passage surélevé pour accéder au dispensaire.

Il faut dire que quand on vient faire des pansements pour les plaies des pieds, mieux vaut ne pas les tremper juste après dans vingt centimètres d'eau !

Pour en revenir à mes moutons et à la bergère , il faut savoir que la saison des pluies commence en général vers la fin de l'année et peut durer plusieurs mois. Au cours de cette période, il est rare d'avoir une journée entière sans pluie, les nuages chargent le ciel et on peut même avoir légèrement froid pendant la nuit si on n'est pas couvert.

Mais grâce à ces changements climatiques d'une saison à l'autre, celà permet de rythmer l'année et d'attendre le retour des " beaux jours " et des futures fêtes sur notre lagon bleu ...

 

 

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Les Risques du Métier

1 Février 2006, 09:35am

Publié par kodamian

Les risques du Métier

 

Il y a pléthore de métiers dangereux dans ce bas-monde, et on peut en avoir la preuve tous les jours en regardant le journal télévisé.

Il peut être dangereux d'être professeur,  pompier, policier, et que sais-je encore ...

Mais dentiste peut être aussi un métier dangereux ...

J'avais aujourd'hui une petite patiente d'à peine six ans sur le fauteuil,à qui une extraction dentaire s'imposait. Or, malgré toute la délicatesse prodiguée par toute l'équipe, rien à faire ...

Cris, Pleurs, Hurlements, ça commençait bien ...

Mais au bout de quelques minutes, ce fut coup de pied et même morsure de mes doigts !

Aîe ! Ca fait mal, d'autant plus quand on a du mal à retirer sa main de machoires qui malgré l'age possèdent une force prodigieuse

Heureusement, j'ai réussi à éviter le pire.

Après avoir traité tout le reste de la nombreuse famille, l'enfant n'était toujours pas calmé. La maman a décidé alors que c'est le " papa " qui accompagnerait la prochaine fois l'enfant-prodige !

Suite au prochain épisode ...

 

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Différents types de tour du monde

30 Janvier 2006, 10:33am

Publié par kodamian

Quand on habite dans le Pacifique Sud, on se sent quelquefois loin de tout.

C'est la raison pour laquelle on fait souvent des " Tours du Monde " lors de nos vacances.

En voici quelques exemples ...

Les prix sont indiqués en dollars néo-zélandais.

1 euro = 1.78 dollar néo-zélandais.

Le " Navigator Fare "

Un voyage Autour du monde avec KLM, Northwest, Continental, Air Pacific, South African, Kenya Airlines and Emirates Airlines et avec lequel il faut traverser une fois l'océan atlantique et une fois l'océan pacifique.



Prix : 3063 NZ

ISRAEL AUTOUR DU MONDE , Partenariat entre El Al et Air New Zealand

Ce billet permet des stops illimités dans les villes suivantes :  Christchurch, Hongkong, Los Angeles, London, Tel Aviv, San Francisco, Nadi, and Papeete . Il faut voyager autour du monde en traversant l'océan atlantique une fois, ainsi que l'océan pacifique.  C'est à dire qu'il faut un " los angeles - londres " et un Honk kong - auckland " dans votre programme.

Prix :NZ $2999

 

 

 

Le Pass Star Alliance

Avec les compagnies suivantes :

Air New Zealand, Ansett, Singapore, United, Thai, and Air Canada , et ou il faut traverser une fois l'océan atlantique et une fois l'océan pacifique. C'est à dire qu'il faut au moins voyager en passant par los angeles et par auckland au cours de ce tour du monde.

Prix :NZ $3199

 

 

 

Le Tour du Monde " Escapade "

Avec les compagnies suivantes :

Air New Zealand, Ansett, , and Silk Airlines.  C'est un très bon prix si vous voyager par Londres et Singapour. Il faut traverser une fois les deux grands océans, toucher au moins une fois Auckland et Los Angeles.

Prix: NZ $3199

 

 

 

Le tour du monde " Global Alliance "

Autour du monde avec : 

Qantas, British Airways, Lan Chile, Iberian, Cathay Pacific depuis la Nouvelle-Zélande ou l'Australie vers l'Europe, l'Asie ou l'afrique. Très bon prix.  

 

Prix :    NZ $3249

B O N   V O Y A G E  !

 

 

 

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A vos brosses à dents !

28 Janvier 2006, 11:40am

Publié par kodamian

A vos brosses à dents !

 

La mondialisation est un phénomène qui prend de l'ampleur et qui touche toutes les sociétés aujourd'hui.

Certains la critiquent, certains en sont de fervents partisans.

Il y a toujours un juste équilibre à faire  des choses qui représentent un bien , et celles  qui représentent une régression.

 

Je parlerai ici des dérives " alimentaires ".

J'habite dans une île dans laquelle la population était habituée à manger tout ce qu''elle produisait, et uniquement ce qu'elle produisait et trouvait sur place.
On mangeait ici, il y a environ une cinquantaine d'année, seulement le Manioc, le Taro, l'Igname, le coco, ainsi que les divers poissons trouvés dans le lagon et dans l'océan, le poulet, le cochon , etc...

Les gens étaient en bonne santé, marchaient et dépensaient les calories absorbées.

Il n'y avait pas de "magasins" , ou bien on y trouvait que les denrées de base.

L'état dentaire de la population était ainsi très satisfaisant.

Aujourd'hui, celà a malheureusement changé.

Les petites surfaces commerciales sont apparues, et je dois dire qu'une grande partie de ce que l'on y trouve est totalement inutile, voire nocif.

Ainsi, les enfants comme les jeunes adultes se précipitent sur les " chips ", les gateaux, les bonbons, les chewing-gums, les boissons hyper-sucrées, ce qui a entrainé une dégradation à la vitesse Grand V de l'état dentaire.

Les enfants sont rarement indemnes de caries, et toute une classe d'age a perdu au moins une à deux dents définitives à l'age de 15 ans.

J'essaie depuis mon arrivée ici de faire de la prévention, et je suis ainsi allé faire des campagnes de sensibilité et de prévention dans les écoles.

Mais ce que j'ai remarqué, c'est que mes propos étaient souvent incompris, et on me disait, que si les " commerçants " vendaient ces produits dans les magasins, c'était que ce devait être bon.

Alors je répondais : " et la bière, on la vend où ? dans les magasins, et c'est mauvais "

ou encore : " et les cigarettes, on les vend où ? dans les magasins ".

J'ai pu constater que c'étaient en fin de compte les enfants des maternelles ou les petits en classes primaires qui étaient les plus réceptifs au message . Pour les pré-adolescents, c'était souvent peine perdue !

Mais souvent, ce sont les parents qu'il faut toucher, car ce sont eux qui font ces " cadeaux empoissonnés ". Et à chaque fois , on rejette la responsabilité sur les grandparents, sur les oncles et sur les tantes. C'est jamais soi-même, c'est toujours l'autre le responsable.

" Mais non , c'est vous les responsables ! C'est vous les parents qui vivez avec vos enfants, alors mettez-leur la brosse à dent sur votre table à manger, et forcez les à se brosser les dents après les repas !"

Alors on me répond : " oui docteur, pardon, tu as raison, je le ferai " .

Celà marche quelquefois, c'est rare, mais chaque cas gagné est pour moi un succès.

Ici, dans le pacifique, on aime le Sucre, mais le revers de la médaille, c'est le diabète, l'obésité, les caries dentaires et toute autre maladie dûe à cette mauvaise alimentation non équlibrée !

Malheureusement, le sucre doit être écoulé sur les marchés internationaux, au détriment de la santé publique !!!

alors tous, à vos brosses à dents  !!!

 

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Vérité sur les Prix

28 Janvier 2006, 07:47am

Publié par kodamian

Vérité sur les prix

 

 

La vie est chère, très chère par rapport en métropole, ici, à wallis et futuna.

Alors voilà quelques exemples de prix pratiqués  :

1 euro = 120 francs pacifiques

 

1 yaourt = 130 francs pacifiques

1 baguette = 65 francs pacifiques

1 boite de raviolis = 450 francs pacifiques

1 litre de lait demi-écrémé = 150 francs pacifiques

1 lot de 4 tablettes de chocolats au lait avec noisettes ( basiques ) = 500 francs pacifiques

1 kilo de pommes = 400 francs pacifiques

1 kilo d'ananas = 150 francs pacifiques

1 canette de soda = 130 francs pacifiques

1 bouteille d'eau minérale de base (1,5 litres )  = 180 francs pacifiques

1 boite de sardine à la tomate = 100 francs pacifiques

1 boite de thon à la catalane = 220 francs pacifiques

1 boite de gateaux ( taille normale ) au chocolat = 250 francs pacifiques

 

Loyer d'une maison = environ 100 000 francs pacifiques

Prix d'une clio de base neuve = 1.700.000 francs pacifiques

Abonnement pour un mois au bouquet Canalsatellite = 10.650 francs pacifiques

Facture mensuelle moyenne d'électricité ( sans avoir de climatisation ) = 8 000 francs pacifiques

Facteur trimestrielle d'eau = 3 000 francs pacifiques

Prix d'un scooter neuf = 400 000 francs pacifiques

Billet d'avion Wallis-Nouméa aller-retour = 90 000 francs pacifiques

Billet d'avion Wallis-Paris en basse saison = 250 000 francs pacifiques

Billet d'avion Wallis-Paris en haute saison = 320 000 francs pacifiques

Voilà une idée de grandeur...

 

En revanche, on ne paie pas ici d'impôts sur le revenu ... et on comprend pourquoi !

Pas d'impôts sur le revenu

Pas d'impôts locaux

 

 

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Choisir son Lagon...

26 Janvier 2006, 15:37pm

Publié par kodamian

Choisir son Lagon...

La vie offre quelquefois des surprises, auxquelles on ne s'attend pas. Et les choix alors sont si difficiles à faire que mieux vaut faire le tour de la question dix fois avant de se décider !

Tel est mon choix à venir, dans les mois prochains, pour ce qui concerne l'évolution de ma carrière ...

 

Aujourd'hui, je travaille à Wallis et Futuna, et mon contrat actuel se termine en Mai prochain. Or, il est toujours satisfaisant de savoir ce qui va advenir par la suite.

Plusieurs options s'offrent à moi aujourd'hui :

- la première consiste à resigner un contrat pour un an, ce qui permet la continuité dans l'activité, et d'être à l'abri de surprises que pourraient offrir un autre poste.

- la deuxième consiste d'accepter un poste aujourd'hui vacant en Nouvelle-Calédonie, et plus particulièrement dans les Iles loyautés. Des postes se libérent et il serait possible de se retrouver alors sur un des plus beaux lagons du monde, à Lifou par exemple. Ile dont la taille est supérieure à celle de la Martinique, il parait qu'elle présente des plages fabuleuses, qu'on est seulement à quelques dizaines de minutes de Nouméa en avion, et que la vie y est bien moins chère qu'à Wallis et Futuna.

- la troisième est également fort sympathique, car il s'agirait de partir en polynésie française, où plusieurs postes se libèrent dans différentes iles, dont les Tuamotus, les Iles australes et bien d'autres. Pour ce qui est des Tuamotus, il s'agirait d'un poste dont une partie est itinérante, allant d'îles en îles avec son matériel et soignant au fil de l'eau les polynésiens.

Hum ! Choix Cornélien !

Allez, j'espère que les prochaines semaines porteront conseil !

 

 

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ananas, mangues et papayes...

23 Janvier 2006, 06:12am

Publié par kodamian

Ananas, mangues et papayes ...

Vivre sous les tropiques, ce n'est pas seulement bénéficier d'un climat plus serein que celui de la métropole, en particulier ces jours-ci, où un froid polaire semble s'abattre sur l'Europe toute entière.

Ce n'est pas seulement bénéficier d'un paysage de lagon bleu, de plages de sable blanc et de cocotiers à perte de vue.

Vivre sous les tropiques, c'est également bénéficier du fait qu'on peut cueillir dans son propre jardin les fruits délicieux qu'on ne trouve chez nous que dans les magasins.

C'est ainsi qu'aujourd'hui, j'habite dans une demeure entourée d'un grand jardin, et j'ai à portée de mains des ananas, des papayes, des mangues d'un goût succulent sans oublier les noix de cocos auxquelles il faut faire attention dans leur chute inopinée.

C'est également les avocats qui poussent ici sans difficulté, les goyaves, les pamplemousses et citrons verts...

Pour ce qui est des autres aliments provenant de la terre, on a des plantations de manioc, d'ignames et de taros sur la totalité de l'ile.

Jardin d'Eden ? Peut-être...

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Minian à Mata-Utu

22 Janvier 2006, 10:03am

Publié par kodamian

Minian à Mata-Utu

 

Je suis ashkenaze, et un jour, je rencontrai un " séfarade " à Wallis,et, en rigolant, il me dit que nous deux ensembles, pourrions faire  " minian " .

Minian signifie : "  Nombre de 10 juifs nécessaire à l'accomplissement des prières les plus importantes de l'office "

Je lui dis tout d'abord que je n'étais pas pratiquant,  mais j'ajoutai aussi que si mes souvenirs étaient exacts,  il fallait être 10. Or, on aurait du mal à être 10 ici à Wallis, à moins que ...

Alors, voici ce que fut sa réponse :

" Mais nous sommes 10 . Comptes bien :

toi et moi, ça fait 2

moi et toi, ça fait encore 2 , donc ça fait 4

moi tout seul, toi tout seul , ça fait deux de plus, donc ça fait 6

nous deux ensembles , ça fait encore 2 , donc ça fait 8

Y en manque 2 ???

Mais nous sommes là, donc ça fait 10 ! "

La preuve par 10

 

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Gardien de Villas

22 Janvier 2006, 08:32am

Publié par kodamian

Gardien de Villas

Arrivé à Wallis en Octobre 2003, j'étais tout d'abord venu ici en tant que remplaçant  d'un chirurgien- dentiste, pour une période de 3 mois, non renouvelable.

J'avais, à ma descente de l'avion, été accompagné à l'hôtel le plus proche de l'hôpital, et on m'avait dit que je pouvais y résider, dans la mesure où des indemnités conséquentes me seraient versées pour couvrir les frais de repas et d'hébergement.

Or, au bout de 3 nuits, malgré la piscine et le confort prodigué par l'endroit, je trouvai plus sympathique de résider dans  un endroit calme, serein, et surtout où je pourrais cuisiner à ma guise pour le petit-déjeuner ou le diner.

C'est ainsi que je découvris un studio, proche du " wharf " où les bateaux accostent. C'était sympathique, clair et ensoleillé, avec une vue imprenable sur la baie de Mata-Utu. Grâce à ce petit chez-soi, je pus m'organiser à ma guise, allant tous les matins à pied jusqu'à l'hopital, distant de 2 kilomètres à peine, et d'où j'étais acheminé par la navette de l'hôpital dans le dispensaire du sud de l'île, à Malaefoou. Tous les soirs, quand je rentrais, j'allais au bout de la jetée regarder les pirogues se lancer sur le lagon pour leur entrainement quotidien. On sympathisa très vite, et j'eus l'occasion à maintes reprises de les accompagner sur leur " vaka " dans les allers-retours du wharf jusqu'aux " motus " (  îlots ) avoisinants, situés sur le lagon ou sur la barrière de corail.

Au bout de quelques semaines, un desmédecins de l'agence de santé  vînt me voir, en me proposant de garder sa maison, car il allait s'absenter avec sa famille pour un voyage autour du monde pendant ses congés annuels.

Et pourquoi pas ? J'allai voir la demeure, et je fus tout de suite enchanté parce que non seulement j'avais une télévision cablée à disposition, avec une cinquantaine de chaines, mais en plus, j'avais une piscine, une belle et grande piscine à ma disposition. Bien sûr, j'aurais à l'entretenir quotidiennement, mais celà n'était pas un problème. En à peine une heure, on m'expliqua le principe du nettoyage avec l'épuisette à feuilles, du passage de l'aspirateur, du rinçage, du " backwash "et autres termes techniques, ainsi que de ne pas oublier de mettre des galets de chlore dans un petit container dès que ce dernier était vide. Il fallait aussi que je nourisse les chats .

Mon seul problème était que je ne pouvais m'engager pour toute la durée de leur congé, car mon contrat était censé se terminer mi-janvier. Ils proposèrent alors que je garde la maison, jusqu'au moment où un confrère n'arrive pour faire un remplacement, avec qui ils s'étaient entretenus et arrangés pour que ces derniers ne gardent la demeure le reste du temps.

C'est ainsi que je résidai  pour quelques semaines , jusqu'à mi-décembre, à Liku.

Les vacances d'été ici ont lieu de mi-décembre à mi-février. Je m'étais alors dit qu'il fallait que je reprenne mon studio pour un mois, jusqu'à la fin de mon séjour " wallisien " .

Mais c'est alors que 2 événements concomittents intervînrent. D'une part, l'agence de santé me demanda de prolonger mon contrat pour une période de 2 mois, jusqu'à fin février. Et d'autre part, je rencontrai à l'occasion d'une soirée un couple d'enseignants, qui, au cours de la discussion, me demanda si je serais intéressé par garder leur propre demeure pendant leur congé annuel.

Et pourquoi pas ! D'autant plus, que cette fois-ci, c'était non seulement Canal Satellite auquel j'aurais accès, mais également à une merveilleuse piscine, à 2 voitures et à un chien. La maison était une véritable villa, avec un grand parc tout autour. Pour ce qui est de la piscine, je leur dis que j'étais déjà un spécialiste confirmé, ayant eu déjà une expérience similaire.

Combien de fois j'ai siroté un verre au bord de la piscine, avec le lagon en arrière-fonds, en me disant que c'était peut-être celà la " réussite " !

2 mois de farniente, 2 mois avec un superfête que j'organisai pour le réveillon au bord de l'eau, les feux d'artifice en prime. Afala, telle était le lieu de villégiature, où je passai un agréable séjour !

Mais je savais dès lors que tout avait une fin.

Mi-février arriva. Le retour de mes " propriétaires " .

Mais déjà mon programme de travail avait changé. Mon contrat était  prolongé jusqu'à fin avril. Et un de mes meilleurs copains, qui avait profité des avantages de la piscine et de canalsat, me proposa de garder  sa maison pour ses vacances.

J'étais déjà un habitué, et connu comme tel ! Le standing ne fut pas le même, mais néanmoins, c'était très agréable d'être à 5 minutes à pied de l'hopital. Et celà me permit de connaître un autre quartier de la ville. Tous les jours, c'était alors un grand tour d'une bonne heure et demie à pied à travers les hauteurs de la " capitale ". Un panorama merveilleux, à chaque fois présentant des couleurs différentes avec l'évolution des marées. Le lagon bleu prenait alors toute sa dimension de chose merveilleuse. Ces propriétaires futuniens dont je fis connaissance étaient  " témoins de jéhovah " et ce fut aussi l'occasion de nombreux prêches de la part de Silipeleto sur la religion. Ce fut aussi l'occasion de l'accompagner à Muli, à la plantation où poussaient ignames et taros. C'était une partie de la vie des îles que j'appréhendais alors de très près, ayant aussi l'occasion d'assister au " four traditionnel " ou " umu ", où l'on préparait les plats en faisant cuire sur des pierres chaudes les différents aliments qui constituait le repas des jours de fêtes.

Bon, fin avril, c'était sûr, j'allais partir.

Ce fut alors qu'on me proposa un contrat de 2 ans, de mai 2004 à mai 2006. Après quelques réflexions, je signai mon contrat, tout en demandant à rentrer en métropole en juin, avec un congé sans solde, pour régler mes affaires ou plutôt les détails techniques qu'entraine pareille décision.

Au mois de Mai, je fus envoyé à Futuna, sur l'île soeur, et ce fut génial de découvrir un autre monde, plus rural et moins touché par le modernisme que Wallis. Les villages avec des falés traditionnels, une ile " montagneuse " avec un pic culminant à environ 570 mètres, le Mont Puke, une petite île à quelques kilomètres , appelée Alofi, inhabitée, et présentant une forêt primaire. J'eus l'occasion alors de découvrir autre chose, et c'était un peu des vacances, malgré la charge très importante de travail, que d'être là. Je fis au moins trois fois le tour de l'ile , et ses 35 kilomètres me procurèrent un immense bonheur. La route côtière permettait de voir des paysages si différents qu'à Wallis. Futuna ne possède pas de Lagon, et c'est l'océan pacifique dont les vagues viennent lècher les côtes de Futuna.

Ainsi, j'aurais connu Wallis ... et Futuna au cours de cette première période.

.Puis, de retour à Wallis, je fis une co-location avec Sylvain, un collègue de l'hopital, qui aujourdh'ui est parti vivre avec sa fiancée à Futuna. Grâce à lui, je pus faire en moto le tour de l'île de Wallis dès mon arrivée, et nous eûmes l'occasion à de nombreuses reprises de prendre son bateau pour  aller pêcher et manger le fruit de notre pêche sur un des motus du lagon. Les thazars, les mulets, les carangues, dont j'ignorais même les noms, furent des plats succulents ! Dormir sur un hamac fut un plaisir, mais seulement quand c'était sur l'ilôt de la passe, c'est à dire le seul ilôt baigné par les vents et sur lequel il n'y avait pas de moustiques pendant la nuit.

Rentrant à Wallis début Juillet, il avait été décidé que je serais affecté à Futuna. Donc je pris dès mon retour à Wallis le Twin Otter pour Futuna, où je restai pendant un mois et demie. Je trouvai à louer une petite villa à une minute à pied de l'hopital, ce qui se révéla très pratique pour les pauses-déjeuners et un petit sommeil réparateur. Grâce à l'amie de Sylvain et à son frère, j'eus l'occasion de visiter plus à fond l'ile et ses petits jardins secrets.

Je retournai à Wallis à mi-aout 2004.

Mais rapidement, on me demanda de nouveau de retourner à Futuna 20 jours par mois pendant les trois derniers mois de l'année, d'octobre à décembre, en raison de l'absence de praticien.

 Ce fut l'occasion de bien connaître les pilotes du Twin Otter, l'avion de 12 places qui faisait la navette quasi-quotidienne entre les 2 îles du territoire.

A Wallis, j'habitais à Kolopopo, et à Futuna, j'habitais à Kalévélévé, où j'avais gardé la même résidence que lors de mon précédent séjour.

Vint Décembre 2004, et de nouveau les grandes vacances des profs. Une enseignante dont j'avais fait connaissance me " réserva " pour cette occasion , et  ce fut 2 mois avec télévision, voiture, chiens et chats, mais sans piscine.

A son retour de vacances, c'est moi qui pris mes vacances pour deux mois et je ne revîns que début avril 2005.

Un proviseur à la retraite, vivant à Wallis, qui s'était absenté me proposa de sous-louer son appartement, proche de mon dispensaire du sud, ce que je fis pour un mois.

Et ce fut au tour d'un couple d'infirmiers de l'hôpital de demander mes " services "  pour la garde de leur propriété d'où la vue, je le constatai tout de suite, avait tout d'un hotel 5 étoiles. Une maison avec vue imprenable sur le lagon, au sommet d'une colline, avec bien évidemment la piscine, la voiture et canalsatellite, en plus d'une fantastique bibliothèque de livres médicaux. Le barbecue fut utilisé chaque semaine et les levers de soleil tous les matins me procurèrent une joie indescriptible .

Combien de fois, en me levant le matin, et en plongeant dans la piscine, je me demandai si ce n'était pas un rêve dans lequel j'étais plongé depuis presque deux ans.

A leur retour, j'avais trouvé un agréable studio à proximité de mon lieu de travail, dans un petit lotissement qui en comprenait trois.  C'est en scooter que je me rendis quotidiennement au dispensaire. Une meute de chien protégeait l'endroit. La maison du propriétaire était juste à côté et l'ensemble  donnait directement sur le lagon. Ce fut l'occasion de ballades quotidiennes, accompagné de la meute de chiens. En fonction de l'heure de la marée, je prenais un autre chemin. Quelle joie de pouvoir marcher ainsi  pendant une heure et profiter de ce lagon aux multiples couleurs ! L'unique vraie plage de Wallis se trouvait à 20 minutes de marche , et ce fut très agréable de s'y rendre chaque week-end et même plus souvent, pour profiter d'une bonne baignade.

J'y restai 3 mois, jusqu'à mon départ en congé début novembre 2005.

Et de nouveau, à mon retour fin décembre 2005, et jusqu'aujourd'hui, je garde pour la troisième année une maison de prof avec tout le confort, et ce n'est pas une piscine qui est accolée à la maison, mais un bassin qui se remplit en fonction des marées et qui mesure environ 20 mètres de large sur 100 mètres de long.

Mais que demande le peuple !

 

 

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Voyelle - Consonne - Voyelle - Consonne

21 Janvier 2006, 08:46am

Publié par kodamian

Voyelle-Consonne-Voyelle-Consonne

Quand j'étais enfant, je passais une grande partie de mon temps devant la télévision. Mais parmi toutes les émissions regardées, il y en a une que j'affectionnais particulièrement.

C'était l'émission d'Armand Jammot.

Des chiffres et des lettres.

En fin de compte, j'avais raison de l'aimer, car je vois que 35 plus tard, elle existe toujours , et son audience n'est pas prête de disparaître.

Grâce à cette émission, je développai le calcul mental, et c'était tous les jours une course de rapidité entre mon frère et moi pour savoir qui irait le plus vite pour trouver le bon compte ou le mot le plus long.

D'ailleurs, nous aimions ces jeux de lettre, et passions d'innombrables soirées à jouer au Scrabble également.

Un jour, à 18 ans, j'envoyai une lettre de candidature et quelle ne fût pas ma surprise, des années plus tard d'être sélectionné à des éliminatoires.

Je m'y rendis, passai les tests, et puis des années s'écoulèrent.

Ce n'est que plus de dix années plus tard, je fus sélectionné pour participer à l'émission par un concours de circonstances. J'étais vosgien, et on fétait l'anniversaire de l'Est Républicain, ce qui avait donné l'occasion de sélectionner des candidats de l'ensemble de ma région.

Ce qui avait changé depuis mon jeune âge, c'était qu'il n'y avait plus 7 lettres, mais on était déjà passé à 9.
Pour ce qui est des chiffres, c'était toujours le même principe.

C'est en bus avec toute une bande de lecteurs de l'est républicain, assidus au jeu télévisé, mais venus de Lorraine, que nous nous dirigeâmes vers Paris.

Ce qui m'étonna le plus, c'est que je ne connus pas le stress de la télévision. J'étais très à l'aise face à la caméra et je répondis sans difficulté aux questions posées par l'animateur Laurent Cabrol.

Qu'est ce que c'était drôle de voir de ses yeux vus des gens qu'on connaissait par écran interposé depuis des années, comme Bertrand Renard par exemple !

D''ailleurs, j'ai une " anecdote " à son sujet.

Laurent Cabrol m'avait briefé avant le passage à l'écran, pour savoir quelles étaient mes passions, mes distractions. Je lui avais alors parlé de mon goût des voyages, ainsi que de celui d'apprendre des langues étrangères.

C'est alors que, quand commença l'émission, il me présenta en tant que " grand voyageur " et polyglotte.

Subitement, il commença à m'interroger sur des mots de langues étrangères, et me demanda de dire " bonjour " en espagnol, " comment ça va " en anglais,  " au revoir " en hébreu...

C'est alors que Bertrand Renard, prenant la parole, l'interrompit et me dit :

" Oui, jeune homme, alors, j'ai une colle : comment dites-vous merci en polonais ".

Quelle ne fut pas sa surprise, ainsi que celle de tout l'auditoire, quand, tout à fait détendu, je répondis : " djiekuje " !!!

Le polonais faisait également partie des quelques langues dont j'avais entrepris l'étude.

L'émission se réalisa tout à fait normallement, avec une alternance de réussites et d'échecs.

Résultats des courses, je gagnai contre 3 candidats, et put ainsi rentrer chez moi, un peu plus " riche " de 1500 francs.

Mais Yvette Plailly, je m'en rappelle encore, vînt me voir lorsque je perdis, et me " gronda " en me disant que j'aurais vraiment pu faire mieux et continuer encore à gagner contre quelques autres candidats.

Elle avait probablement raison, mais l'important, comme dit Pierre de Coubertin, est de participer !

Cette émission télévisée fut en plus l'occasion d'être interviewé dans le quotidien régional, et j'ai encore en souvenir cette photo dans le journal, en blouse blanche, avec mon assistante dentaire de l'époque dans un cabinet mutualiste à Neufchateau.

voyelle - consonne - voyelle - consonne ...

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